Trois souris d’Agatha Christie

Trois souris d’Agatha Christie

Salut à tous,

trois-sourisAujourd’hui je vous parle d’une auteure très chère à mon coeur, Agatha Christie. J’ai découvert ses romans au collège lorsqu’une prof de français a eu l’excellente idée de nous faire lire Les Dix petits nègres. Cette lecture m’a révélé l’univers unique de la reine du crime. Depuis, je lis chaque année au moins deux de ses romans (heureusement qu’elle a été très prolifique). C’est ma madeleine de Proust, le petit plaisir que je m’accorde lorsqu’elle me manque trop. Je chéris tout particulièrement ces lectures car Agatha Christie est la seule auteure qui m’accompagne depuis 20 ans. Mais intéressons nous tout particulièrement ici à son roman Trois souris.

Synopsis de Trois souris : Dans l’obscurité d’une maison endormie, un cri déchire le silence… Un crime vient d’être commis… Ainsi se lève le rideau sur l’un des plus grands succès de la scène internationale, « La Souricière », succès qui a tenu l’affiche sans interruption depuis plus de trente ans. Adaptée par Agatha Christie d’une nouvelle écrite en 1949, jouée pour la première fois à Londres en 1952, cette mésaventure de trois petites souris porte la marque de son auteur : humour et suspense sont au rendez-vous. Et comme tous les grands maîtres du suspense, Agatha Christie préférait que ses spectateurs ignorent la clef de l’énigme avant de pénétrer dans le théâtre… Le secret fut bien gardé, puisque c’est aujourd’hui seulement, pour la première fois, que ce texte « interdit » est enfin publié…

Trois souris est donc un texte reprenant la pièce de théâtre « La Souricière » célèbre pour sa longévité dans le West End (le Broadway londonien) puisque la pièce a commencé à être jouée en 1952 et qu’elle est depuis toujours à l’affiche (ce qui a fait la fortune du petit-fils d’Agatha Christie à qui elle a offert les droits pour son neuvième anniversaire). C’est un petit roman de 125 pages qui se lit donc très vite. On est vite happé par l’histoire car la longueur du roman fait que l’intrigue se met se place très rapidement. On n’a pas le temps de s’ennuyer, tout se passe très vite. A peine commencé on sait qu’on ne reposera ce livre qu’une fois fini. L’action se déroule peu de temps après la fin de la seconde guerre mondiale dans la campagne anglaise. Comme souvent Agatha Christie installe l’ambiance oppressante d’un huit clos puisque les protagonistes sont isolés dans une pension de famille durant une tempête de neige. Coupés du monde extérieur, un tueur est parmi eux. Je n’ai pas senti dans le style la contrainte de l’adaptation d’une pièce. En effet dans d’autres livres dont Harry Potter et l’Enfant maudit nous sommes face à un script avec les indications scéniques, les répliques, la division en actes et en scènes, une pièce de théâtre classique en somme comme chez Molière ou Shakespeare. Ici Agatha Christie a retravaillé le texte afin de le transformer en véritable roman. Il est tellement retravaillé que la reine du crime a choisi de supprimer un personnage, Miss Casewell, présente au casting de la pièce mais coupée dans le livre.

L’histoire est simple, nous avons très rapidement tous les éléments en main. Il n’y a pas véritablement d’enquête, la longueur du roman ne le permet pas. Les évènements se succèdent en quelques heures. Un premier meurtre extérieur à la maison installe l’intrigue, puis le huit-clos se créé et rapidement un second meurtre est commis. Tous les personnages sont tour à tour suspectés par le lecteur comme il se doit dans tout bon roman policier. Agatha Christie nous guide d’une main de maitre exactement là où elle veut nous emmener. Etant aguerrie à sa plume, j’ai deviné l’identité du tueur une cinquantaine de pages avant la fin. Cela ne m’a pas dérangé et n’a rien enlevé à mon plaisir de lecture.

Je pense que cette adaptation est un condensé de tout ce qui compose un roman d’Agatha Christie classique. Rien ne manque : un passé troublé qui refait surface, de jeunes amoureux, un suspense allant crescendo avec en apothéose la surprise finale de la révélation de l’identité de l’assassin. Le travail d’adaptation de la pièce de théâtre est si bien fait qu’il se faire oublier. Si l’on sait pas que c’est le texte d’une pièce, on croit à un roman traditionnel. Bref, je vous recommande chaudement Trois souris, ce roman vous fera très certainement passer, comme à moi, un moment très agréable.

A bientôt 

Elle

Laisser un commentaire